Gagnant 2016

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Ferme Drapeau et Bélanger inc.
M. Dominic Drapeau & Mme Célia Neault
Ste-Françoise-de-Lot
Production laitière et grande culture

Issu d’une famille d’agriculteurs, Dominic Drapeau a débuté très jeune à s’impliquer au sein de l’entreprise familiale. La machinerie le fascinait particulièrement. À 16 ans, il inséminait artificiellement les vaches et développait son sens de la gestion en prenant en charge le troupeau et l’alimentation. Ses aptitudes sont d’excellents compléments à ses prédécesseurs pour mener à bien cette ferme laitière et de grandes cultures établie depuis 1940. Dominic est la 3e génération de cette belle histoire de famille. Il rencontre Célia Neault, une femme ambitieuse qui à ce moment travaille en marketing. Elle rejoint Dominic à la ferme où elle a tout à apprendre. L’adaptation se passe si bien qu’elle joint le rang des actionnaires. Ses expériences lui permettent d’apporter de l’aide entre autres au niveau de l’administration et des ressources humaines. Ensemble, ils fondent une famille qui compte aujourd’hui 4 enfants, Mavrick, Kelly, Alicia et Liam.

À la Ferme Drapeau et Bélanger, on ne craint pas d’apporter des changements et on est très ouvert aux nouvelles technologies. On utilise le testage génomique des jeunes sujets, les détecteurs de mouvements pour la reproduction avec rumination, une balance intelligente sur le mélangeur-nourrisseur et des sondes thermiques à l’approche du vêlage. Les 625 vaches en stabulation libre sont traites 3 fois par jour en salle de traite. Les résultats s’en ressentent bien évidemment. En 10 ans, la moyenne de troupeau a connu une remarquable amélioration.  Elle est passé de 8 295 litres par vache par année à 11 136 litres par vache par année.  L’intervalle de vêlage se situe à 398 jours et le taux de réforme de 25%.

Au niveau des champs, on a redoublé d’efforts pour mettre en valeur ce volet de l’entreprise. Avec ses 3752 acres cultivés, l’entreprise utilise le guidage par satellite pour le nivellement, le drainage, les semis, les engrais et les arrosages. Un drone effectue des vols au-dessus des champs à des moments clés. L’imagerie satellite permet la cartographie des champs. Toutes ces actions réunies ont permis dans les 4 dernières années une augmentation globale de rendement de 5 à 10 % par année. Des terres qui étaient anciennement peu productives ont des rendements aujourd’hui du double de ce qu’elles avaient.

Plusieurs acteurs viennent en aide à notre jeune couple qui sait s’entourer des meilleures personnes et sait en reconnaître la valeur. L’aide de nombreux professionnels dont : un nutritionniste, un vétérinaire, un conseiller aux champs, un conseiller en génétique leur permettent de repousser leurs limites. Ils peuvent aussi compter sur la présence de précieux employés. Ils n’hésitent pas à se tenir à jour à l’aide de diverses formations et à se comparer grâce au groupe d’analyse des 100 vaches et plus. Des visites de troupeaux outre-mer et ici au Canada inspirent nos jeunes entrepreneurs.

Impliqués à plusieurs niveaux, ils prêtent de la machinerie à leur municipalité et à leur école. Comme employeur, ils ont participé à l’intégration d’une personne aux capacités restreintes dans leur équipe de travail. Parmi leurs nombreuses réalisations se trouve leur plus grande fierté soit la création du regroupement des grandes fermes laitières en 2010.

La passion pour l’agriculture leur donne l’énergie pour se propulser, ils projettent d’ailleurs de quadrupler la capacité de leurs bâtiments actuels sur une échéance de 20 ans. Cette passion trouve son équilibre autour du noyau familial entre la danse, le soccer, le hockey et les rencontres de famille. La 4e génération sera la bienvenue lorsque le temps sera venu.


Finaliste 2016

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Ferme RS Boulais inc.
M. Raymond Boulais & Mme Sophie Baril
Sabrevois
Production laitière

Raymond Boulais a d’abord hésité au moment de choisir sa carrière. Bien sûr, il y avait l’agriculture, mais la mécanique le passionnait tout autant. Le destin fit en sorte qu’il se pencha vers l’agriculture lui qui avait été élevé sur la ferme familiale, il devient la 5e génération à s’établir sur l’entreprise.

Les embûches furent éprouvantes pour ce finaliste qui à 25 ans a dû conjuguer avec le décès de son père qui était très actif dans l’entreprise. Aidé de son frère, ils réussiront à garder le cap. Plus tard, ce dernier décida de se retirer. À ce moment, Raymond appuyé par sa conjointe Sophie Baril a établi un plan pour passer la tempête. Lui, avec son bagage en agriculture et ses études à L’ITA de Saint-Hyacinthe elle, avec sa formation collégiale en administration et gestion forment un duo très complémentaire. Aujourd’hui, la ferme RS Boulais compte 85 kilos de quota.

Une méthode qui a porté fruit pour assurer la viabilité de l’entreprise suite aux imprévus fut sans contredit la diversification de l’entreprise et l’ajustement de celle-ci à la réalité des marchés. L’achat de quota se fait de façon continuelle. Pendant 5 ans, Sophie a produit et commercialisé des pâtes alimentaires. Raymond lui de son côté est devenu pareur d’onglons et il offre le service à plus de 25 producteurs. Il est consultant, formateur et conférencier dans de nombreux domaines reliés à l’agriculture, comme le parage d’onglons, la détection des courants parasitaires et de la santé du système mammaire. Il vend des produits connexes aux formations qu’ils donnent. Raymond développe toujours sa passion de la mécanique en effectuant divers travaux dans le domaine chez des producteurs de son coin. Le couple possède aussi 2 blocs de logements à revenu.

À la Ferme RS Boulais, le bien-être animal fait partie des priorités des gestionnaires. Plusieurs changements dans les dernières années en font foi. La vacherie existante s’est vue revampée en élargissant les stalles, les animaux sont maintenant sur des matelas, l’éclairage a été optimisé, les abreuvoirs ont été changés. Les vaches peuvent maintenant profiter d’un brumisateur et d’une méthode qui sert à la détection des courants parasitaires qui furent développés à la ferme puis finalement mis en marché. Chaque vache reçoit une ration personnalisée suite à l’analyse des informations provenant des colliers de rumination. Les vaches qui produisaient 20 kg par jour produisent maintenant 31 kg de lait par jour.

Chaque année, Raymond et Sophie reçoivent à la ferme des classes de jeunes étudiants. Ils veulent ainsi démontrer aux générations futures que les animaux sont bien traités. On leur enseigne aussi que les produits qu’ils se procurent à l’épicerie viennent en grande partie de ferme comme la leur. Il souhaite aussi par la bande sensibiliser leurs parents à l’importance de l’achat local.

Raymond est membre fondateur de l’association des pareurs d’onglons du Québec et y occupe depuis les tous débuts le poste de vice-président et il est aussi administrateur à l’UPA. De son côté, Sophie concentre ses efforts au niveau des organismes bioalimentaires. Dans leur communauté, ils sont bénévoles à l’école de leurs 2 enfants, Adam 10 ans et Sarah 7 ans. Ils donnent aussi du temps à la fabrique de leur municipalité et au Club Optimiste.

Nos 2 entrepreneurs ont un bon bagage au niveau de la mise en marché et de la diversification. C’est au travers ses expériences qu’ils ont pris conscience de l’importance de développer un excellent réseau de collaborateurs, de se démarquer, d’innover et de demeurer à l’affût des besoins du consommateur. C’est avec ces principes qu’ils gèrent aujourd’hui la Ferme RS Boulais au quotidien.


Finaliste 2016

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Ferme Roland Caron inc.
Mme Sabrina Caron & M. Danny Gigère
Laurierville
Production laitière et grande culture

Elle était toute jeune qu’elle suivait son père à la trace dans les divers travaux agricoles. Ensuite à la petite école, Sabrina Caron défendait déjà avec conviction et passion le monde de l’agriculture, rappelant à ses camarades que le lait qu’ils mettaient dans leurs céréales était le fruit du travail acharné d’agriculteurs. Son entourage savait déjà depuis longtemps qu’elle avait la passion qu’il fallait pour reprendre les rênes de l’entreprise familiale. Pour elle, le déclic est survenu au secondaire lors d’une visite à l’ITA et à l’école vétérinaire. Elle nourrirait ainsi son amour de l’agriculture conjugué à son besoin de développer et de gérer.

Après ses études à l’ITA, un projet après l’autre, elle prend sa place au sein de l’entreprise. Elle réussit à apporter des changements tout en gagnant la confiance de son père qui garde un œil averti; puis un jour, la balance bascule. C’est maintenant elle et son conjoint qui assurent la prise de décision sur l’entreprise. Leurs objectifs sont clairs, il ne s’agit plus d’améliorer les performances, mais d’atteindre des performances supérieures. Ils ont à cœur d’assurer une qualité de vie agréable à leurs enfants puisqu’ils sont les heureux parents d’Anthony 9 ans, Britany 7 ans, Jacob 5 ans.

À la Ferme Savaron, le calcul vaut le travail, chaque projet ou amélioration fait l’objet d’une étude rigoureuse. Les cinq dernières années ont été très occupées. Des changements majeurs ont eu lieu sur l’entreprise : la stabulation libre, les robots de traite, la louve, la litière de sable. Au niveau des techniques de travail : l’adhésion à la CUMA et les travaux à forfait. Résultats : des vaches qui produisaient 1,25 kg de gras produisent maintenant 1,5 kg de gras. En 2000, le préfixe Savaron ne comptait aucune vache classifiée très bonne. Aujourd’hui, le troupeau de 80 vaches compte 3 excellentes multiples, 3 excellentes, 30 très bonnes, 41 bonnes plus et 3 bonnes. La moyenne du troupeau est passée de 7 300 kg à 11 500 kg. Du côté de la qualité de vie, la famille confirme une amélioration fort appréciable, c’est le jour et la nuit !

Les choix sont faits en fonction des générations futures. Des équipements éco énergétiques sont priorisés, les bandes riveraines sont présentes, des arbres sont plantés année après année, des ruches d’abeilles d’un producteur du secteur sont pensionnaires à la ferme,

Sabrina est très impliquée dans le milieu agricole (relève agricole, UPA, etc.). Dany s’investit comme pompier volontaire, à l’école primaire des enfants et dans la CUMA locale. Mis à part leur implication physique, ils sont présents sur le web; Facebook, Twitter et sur les blogues. Le partage d’informations entre producteurs est primordial pour eux. C’est aussi une façon pour nos 2 entrepreneurs d’être en contact avec les consommateurs. Les portes de leur entreprise sont souvent ouvertes pour des visites de toutes sortes (groupe scolaire, camp de jour, groupe d’agriculteurs); les stagiaires sont également les bienvenus. Sabrina et Dany souhaitent diversifier leur entreprise, ils caressent d’ailleurs le projet d’une cannebergière et y consacrent beaucoup d’énergie, ce rêve devrait voir le jour à l’automne 2016.